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ENGLISH VERSION - DANISH VERSION TO COME 

In Denmark, selling seeds from non-registered varieties to non-professional users has been free since 2015.

In a communication published in 2015 by the Ministry of the Environment and Agriculture, entitled “Vegetable seeds and cereal seeds”, Denmark has formalized the authorization to exchange and sell seed materiel to unprofessional gardeners, in these terms (page 18 of the Guide):

"7. The marketing and exchange of seeds not intended for commercial exploitation:

You are free to market and exchange seeds that are not intended for commercial exploitation or use. The sale and exchange of vegetable seeds, for example, to individuals is therefore not affected by the seed legislation rules. Annex 2 illustrates when seeds can be freely marketed and in which other cases the requirements for catalog variety registration and seed certification should be complied with, as described in section 6. If you are exchanging seeds, however, be aware not to spread unwanted diseases to plants and living organisms (see section 12.3)."

FRENCH VERSION (ENGLISH BELOW)

Depuis le 19 juin 2020, la France autorise la vente libre de semences de variétés appartenant au domaine public (libres de droits) lorsque celles-ci sont destinées à des « utilisateurs finaux non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale de la variété ». Ces opérations sont donc désormais exemptées des règles inscrites dans les directives européennes sur le commerce des semences. 

Le nouveau dispositif français introduit des changements concrets. 

1. L’exemption de l’obligation d’inscription des variétés au catalogue officiel

Le dispositif d’exemption français est inscrit à l’article 10 de la loi n° 2020-699 du 10 juin 2020 relative à la transparence de l'information sur les produits agricoles et alimentaires, qui modifie le dernier alinéa de l’article L. 661-8 du code rural et de la pêche maritime comme suit :

« La cession, la fourniture ou le transfert, réalisé à titre gratuit ou à titre onéreux de semences ou de matériels de reproduction des végétaux d'espèces cultivées de variétés appartenant au domaine public à des utilisateurs finaux non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale de la variété n'est pas soumis aux dispositions du présent article, à l'exception des règles sanitaires relatives à la sélection et à la production. »

Or, les « dispositions du présent article », c’est-à-dire les règles inscrites à l’article L. 661-8 du code rural et de la pêche maritime, sont les suivantes :

« […] Ce décret en Conseil d’État fixe :

1° Les conditions dans lesquelles ces matériels sont sélectionnés, produits, multipliés et, le cas échéant, certifiés, en tenant compte des différents modes de reproduction ;

2° Les conditions d'inscription au Catalogue officiel des différentes catégories de variétés dont les matériels peuvent être commercialisés ;

3° Les règles permettant d'assurer la traçabilité des produits depuis le producteur jusqu'au consommateur. »

2. L’obligation de se conformer aux règles sanitaires applicables 

Les règles sanitaires prévues par le Règlement 2016/2031 continuent en principe à s’appliquer, sauf aux nombreux opérateurs fournissant directement des semences à l’utilisateur final.

En effet, le Règlement 2016/2031 impose aux opérateurs de disposer d’un certificat phytosanitaire pour l’introduction de semences sur le territoire de l’Union et d’un passeport phytosanitaire pour la circulation de semences sur le territoire de l’Union.

Cependant, les professionnels fournissant directement des semences aux utilisateurs non professionnels n’ont pas à disposer d’un passeport phytosanitaire pour la circulation de ces semences. En effet, l’article 81 du Règlement 2016/2031 dispose :

« Aucun passeport phytosanitaire n'est exigé pour la circulation de végétaux, produits végétaux ou autres objets fournis directement à un utilisateur final, y compris aux jardiniers non professionnels.

Cette exception ne s'applique pas : 

a) Aux utilisateurs finals qui reçoivent des végétaux, produits végétaux ou autres objets dans le cadre d'une vente à distance ; ou

b) Aux utilisateurs finals de végétaux, produits végétaux ou autres objets pour lesquels un passeport phytosanitaire pour les zones protégées est requis en vertu de l'article 80. »

Ainsi, dans les nombreux cas où les semences sont fournies directement à l’utilisateur final non professionnel et où il ne s’agit pas d’une vente à distance, aucun passeport phytosanitaire n’est requis.

3. L’obligation de se conformer à certaines exigences en matière d’étiquetage

Les opérateurs doivent toujours se conformer à certaines exigences en matière d’étiquetage, conformément à l’article L. 111-1 du code de la consommation.

En effet, l’article L. 111-1 1° du Code de la consommation impose à tout vendeur professionnel de biens ou de services une obligation précontractuelle d’information :

« Avant que le consommateur ne soit lié par un contrat de vente de biens ou de fourniture de services, le professionnel communique au consommateur, de manière lisible et compréhensible, les informations suivantes :

1° Les caractéristiques essentielles du bien ou du service, compte tenu du support de communication utilisé et du bien ou service concerné. »

Les caractéristiques essentielles des semences sont l’espèce, la variété, le nombre de graines ou leur poids total, la date de péremption approximative, ou la durée d’utilisation possible. 

Ainsi, tout vendeur professionnel de semences à des jardiniers amateurs, qu’il soit une association ou une entreprise commerciale, doit toujours fournir aux jardiniers amateurs des informations sur les caractéristiques essentielles des semences proposées à la vente, à savoir l’espèce, la variété, le nombre de graines ou leur poids et la date de péremption approximative.

En définitive, ce dispositif d’exemption, qui ne concerne que la vente aux utilisateurs non professionnels, n’est donc pas sans garde-fous, tant en matière sanitaire qu’en matière d’information du consommateur.


Since June 19, 2020, France has authorized the marketing of seed varieties belonging to the public domain (free of rights) when these are intended for “non-professional users, not intending to do a commercial exploitation out of the variety”. These operations are now exempt from the rules set out in the European seed legislation.

The new French system introduces concrete changes.

1.  Exemption from the obligation to register seed varieties in the official catalog

The French exemption system is included in the article 10 of Law n°2020-699 enacted in June 10, 2020, relating to the transparency of information on agricultural and food products, which modifies the last paragraph of article L. 661-8 of the rural and maritime fishing code as follows:

"The assignment, supply or transfer, free of charge or for consideration, of seeds or plant reproductive material of cultivated species’ varieties belonging to the public domain, to non-professional users not aiming at commercial exploitation of the variety, is not subject to the provisions of this article, with the exception of health rules relating to selection and production."

The "provisions of this article", that is to say the rules set out in Article L. 661-8 of the Rural and Maritime Fisheries Code, are as follows:

"[...] This decree in the Council of State fixes:

“1 ° The conditions under which these materials are selected, produced, multiplied and, where applicable, certified, taking into account the different modes of reproduction;

2 ° The conditions for registration in the official catalog of the different categories of varieties whose materials can be marketed;

3 ° The rules making it possible to ensure the traceability of products from the producer to the consumer. "

2. The obligation to comply with applicable health rules

The sanitary rules provided for by Regulation 2016/2031 continue in principle to apply, except for the numerous operators supplying seeds directly to the end user.

Indeed, Regulation 2016/2031 requires operators to have a phytosanitary certificate for the introduction of seeds into the Union territory and a phytosanitary passport for the circulation of seeds in the Union territory.

However, professionals supplying seeds directly to non-professional users do not need to have a phytosanitary passport for the circulation of these seeds.

Indeed, Article 81 of Regulation 2016/2031 provides:

“No phytosanitary passport is required for the movement of plants, plant products or other objects supplied directly to an end user, including non-professional gardeners.

This exception does not apply to:

(a) End users who receive plants, plant products or other objects through distance selling; or

(b) End users of plants, plant products or other objects for which a plant passport for protected areas is required under Article 80. "

Thus, in most cases where seeds are supplied directly to the non-professional user and where it is not a distance selling, no plant passport is required.

3. The obligation to comply with certain labeling requirements

Operators must always comply with certain labeling requirements, in accordance with Article L. 111-1 of the Consumer Code.

Indeed, Article L. 111-1 1 ° of the Consumer Code imposes on any professional seller of goods or services a pre-contractual obligation to provide information:

"Before the consumer is bound by a contract for the sale of goods or the provision of services, the professional communicates to the consumer, in a legible and understandable manner, the following information:

1 ° Essential characteristics of the good or service, taking into account the communication medium used and the good or service concerned.”

Essential characteristics of seeds are species, variety, number of seeds or their total weight, approximate expiration date, or possible duration of use.

Thus, any professional seller of seeds to amateur gardeners, whether an association or a commercial enterprise, must always provide amateur gardeners with information on the essential characteristics of the seeds on sale, namely the species, the variety, the number of seeds or their weight and the approximate expiry date.

This exemption system, which only concerns sale to non-professional users, is not without safeguards, both in terms of health and consumer information.